Crackers & Société

 

par florence guernalec

Les violences urbaines – les élites face aux émeutiers
Un recul de l'Etat de droit
publiÉ le 27 novembre 2005
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« C'est l'histoire d'une société qui tombe et qui, au fur et à mesure de sa chute se répète pour se rassurer : "Jusqu'ici tout va bien, jusqu'ici tout va bien, jusqu'ici tout va bien." Mais ce qui compte c'est pas la chute. C'est l'atterrissage. » Dix ans après la sortie du film « La Haine » de Mathieu Kassovitz qui annonçait déjà les violences urbaines, la France est en train d'atterrir.

La société dans son ensemble, a depuis longtemps démissionné de ses responsabilités, ses enfants rois jouissent de l’impunité dans une société qui ne veut plus sévir : les parents ont élevé leurs enfants à l’école du tout est permis et cèdent à tous leurs caprices ; la police ne pénètre plus dans certains quartiers devenus des zones de non-droit, et abandonne les populations à la loi du plus fort ; la justice traite les petits caïds comme des enfants malgré un casier long comme le bras et ne les sanctionne pas ; les enseignants font systématiquement passer dans la classe supérieure ceux qui ne suivent pas au lieu de leur apprendre à lire ; les médias par peur de stigmatiser les "minorités visibles" - nouvelle expression politiquement correcte - minimisent les violences anti-blancs ; les politiques rivalisent de démagogie pour faire des fauteurs de trouble des victimes innocentes alors que 80% des interpellés lors de violences urbaines étaient déjà connus des services de police... Les élites politico-médiatiques nous expliquent aujourd'hui que le chômage et le manque d'argent sont à l’origine des violences or les émeutiers ne tirent aucun profit matériel de leurs forfaits contrairement aux voyous autrefois. Les élites politico-médiatiques nous expliquent que ces jeunes ont une conscience politique et souffrent de discriminations or ils n'ont aucune revendication sociale et mettent le feu à des magasins et des écoles sans savoir pourquoi. Les élites politico-médiatiques continuent de justifier les dérapages des enfants rois.

« C'est l'histoire d'une société qui tombe et qui, au fur et à mesure de sa chute se répète pour se rassurer : "Jusqu'ici tout va bien, jusqu'ici tout va bien, jusqu'ici tout va bien." Mais ce qui compte c'est pas la chute. C'est l'atterrissage. » Comment ne pas voir dans ces violences urbaines que ce sont les mêmes jeunes qui ont multiplié les actes antisémites en France depuis le début de la seconde intifada en 2000 mais que les professeurs se refusaient à critiquer sous prétexte qu’il ne faut pas stigmatiser les maghrébins ? Comment ne pas voir que ce sont les mêmes qui se sont réjouis des attentats du 11 septembre 2001 et écrivaient sur les murs de leur cité « vive Ben Laden », des faits dont la presse se gardait bien d'en faire la Une ? Comment ne pas voir que ce sont les mêmes qui ont sifflé la Marseillaise le 6 octobre 2001 au stade de France à Saint-Denis au début du match France-Algérie mais les commentateurs de TF1 ont fait semblant de ne rien avoir entendu ? Comment ne pas voir que ce sont les mêmes qui ont attaqué des lycéens blancs lors de la manifestation lycéenne du 8 mars 2005, des faits que le quotidien Le Monde ne voulait pas rapporter par peur de « faire le jeu du Front national » ? Comment ne pas voir que ce sont les mêmes qui aujourd’hui se disent à 100% Français et montrent leur carte d’identité aux caméras de télévision mais préféraient il y a encore quelques années faire leur service militaire en Algérie ? Les élites politico-médiatiques, guidées par leur mauvaise conscience, refusent de traiter les Français originaires des anciennes colonies comme les Français de souche, et ferment les yeux devant leurs provocations.

« C'est l'histoire d'une société qui tombe et qui, au fur et à mesure de sa chute se répète pour se rassurer : "Jusqu'ici tout va bien, jusqu'ici tout va bien, jusqu'ici tout va bien." Mais ce qui compte c'est pas la chute. C'est l'atterrissage. » Comment ne pas voir que ceux qui ont voté le Pen le 21 avril 2002, sont les voisins de palier des petits cons, de la racaille et des petits caïds responsables des violences urbaines ? Le Front national est le premier parti chez les ouvriers et tous ceux qui vivent dans les quartiers sensibles. Le soir du 5 mai 2002, place de la République, la victoire de Jacques Chirac a d’ailleurs été fêtée par les "minorités visibles" qui ne pensaient plus alors à cracher sur le chef de l’Etat. Non contente de faire reculer l'Etat de droit, la classe politique renie sa propre culture et ses propres valeurs pour faire plaisir à ces tout nouveaux Français : elle trouve très intelligent de stigmatiser les Dupont-Durand en rejetant l’expression « Français de souche » et trouve très intelligent d’affirmer haut et fort que nous sommes tous des enfants d’immigrés ! Ce n’est pas en jetant à la poubelle, l’Histoire de France et l’arbre généalogique des « Français de souche » qu’on intégrera mieux les immigrés, enfants et petits-enfants d’immigrés.

florence guernalec


 

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